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 Entre la conscience et l'inconscience...

Alwin Lhencir
Humain


Inscrit le: 02 Jan 2012
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Localisation du personnage: Port de la Mer de Tranquillité
Masculin


Alwin reprit connaissance étendu sur une plage non loin du port. Il était trempé et sentait horriblement mauvais. Tentant avec beaucoup de peine de se relever, ou du moins, s'asseoir, il hoqueta et se mit à vomir tout le contenu de son estomac. Gorgé d'eau de mer, il avait dû prendre la tasse un nombre incalculable de fois.
À bout de souffle, il poussa sur ses coudes et put s'asseoir dans le sable collant et imbibé d'eau. Sa tête lui tournait atrocement et il avait du mal à distinguer les détails des formes qui l'entouraient tant elles tournaient affolées tout autour de lui.

Tout redevint sombre d'un seul coup et Alwin retomba inconscient...

Plusieurs heures étaient passées lorsqu'il reprit connaissance. L'esprit plus clair, des bribes de souvenirs lui revinrent à l'esprit et il se laissa envahir quelques minutes par ceux-ci avant de tenter de se lever. Y arrivant en puisant dans ses dernières forces, il força son esprit à rester éveiller. Concentrant toute son attention sur ses jambes, il se traina pendant de longues minutes sur la plage jusqu'à en arriver au bout. À bout de souffle, il s'assit sur un sol sec, cette fois-ci.

La nausée lui reprit à la gorge et un reflux acide lui coupa la respiration l'espace de quelques instants. Le corps tout endolori, il tenta de se resituer à partir de ce qu'il savait. Il s'enquit rapidement d'une quelconque présence humaine, son seul salut, qu'il repéra non sans mal dans le port, non loin de là, grâce aux clameurs qui s'en dégageaient. Ne pouvant plus continuer, une seule solution lui vint à l'esprit. Cela consumerait très certainement ses dernières forces mais c'était le seul moyen qui lui restait pour se faire repérer et aider avant de retomber inévitablement dans l'inconscience.

Toujours couché, il tendit les bras vers le ciel et, tout en fermant les yeux, se mit à réciter calmement une formule oubliée d'un autre temps.

-" Que la lumière éclate,
Qu'elle guide les brebis égarées,
Qu'elle rende la vue même aux aveugles !
"

Soudain, un intense rayon de lumière verte jaillit des mains d'Alwin et, dans un déferlement de tous les diables, déchira le ciel tel un feu d'artifice.

Pourvu que ça dure assez longtemps pour qu'on me repère...

Sentant ses dernières forces le quitter à nouveau, Alwin se laissa emporter dans les ténèbres sans opposer la moindre résistance.


MessagePosté le: Lun 2 Jan - 03:46 (2012) Répondre en citantRevenir en haut
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MessagePosté le: Lun 2 Jan - 03:46 (2012) Revenir en haut
Ellyen Entis
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Localisation du personnage: Îles Fañar
Masculin


Ellyen parcourut rapidement les rues pleines de monde. Il prit le temps de s'arrêter pour acheter quelque chose à manger au cas où il passerait plus de temps que prévu sur la plage. C'est donc deux pommes et un peu de pain glissé dans un sac qu'il reprit son chemin comme s'il ne l'avait jamais interrompu. Cette étrange lumière verte l'intriguait vraiment au plus haut point. S'il trouvait réellement quelqu'un là bas il faudrait qu'il le questionne à ce sujet. Sa curiosité avait reprit le dessus. Il allongea le pas, de plus en plus pressé de voir ce dont il s'agissait. Il ne pensait pas vraiment trouver quelque chose d'extraordinaire mais, sait-on jamais. Il s'accordait le temps de rêver avant d'arriver. Il ne pouvait pas savoir si ce serait réellement une grande découverte mais il aimait à le penser. Peut-être trouverait-il même quelques réponses à ses multiples questions. Cette référence à son but effrita son humeur légère. Il savait d'où cette pseudo quête lui venait. Elle lui venait d'un événement bien trop funeste pour qu'il se laisse aller à l'évoquer, même à lui, alors qu'il allait peut-être rencontrer une nouvelle personne susceptible de lui apprendre de nouvelles choses. Peut-être même découvrirait-il une nouvelle langue. Une langue aux sonorités particulière. En se faisant cette réflexion le fañar tendit l'oreille quêtant les langues du port.
Il s'éloignait petit à petit mais il restait tout de même des marins près de leur bateau pour parler de tout et de rien dans des idiomes qui lui étaient souvent inconnus. Il savait parler quatre langues mais il en existait bien d'autres. Ellyen doutait d'un jour pouvoir toutes les parler couramment mais puisqu'il en avait conscience de inaccessibilité de ce rêve, alors cela ne le gênait pas vraiment. Il parlait déjà deux langues essentielles : l'humain que bien des gens parlaient à travers les royaumes de l'autre côté de la mer et de falloudien parlé dur son île. C'était sa langue maternelle et il n'avait donc peut-être pas grand mérite de l'avoir apprise mais ses sonorités lui étaient agréables. Elles lui rappelaient son enfance. La fañar fut tiré de ses pensées lorsqu'il manque se faire percuter par un groupe de matelots plus très frais. Il fit un pas de côté et fut plus attentif au monde qui l'entourait. S'il voulait savoir de quoi il retournait à la plage il convenait qu'il ne se fasse pas assommer avant. Cela allait de soi.

Ellyen finit par parvenir à la plage après avoir traversé les quais. Il n'était pas très loin de la plage lorsqu'il avait vu la lumière mais il fallait tout de même le temps de parcourir la distance qui l'en séparait tout en louvoyant entre les différentes personnes et les échoppes parfois un peu trop avancée sur la chaussée. Finalement, ce qu'il découvrit n'était pas tout à fait ce à quoi il s'attendait. Il découvrit un petit attroupement de personnes autour d'un corps étendu à même le sable. L'inconnu était étendu, le visage tourné vers le ciel, dans le sable sec qui bordait la plage. A la couleur un peu délavée de ses vêtements et de leur rigidité malgré la brise marine qui soufflait le fañar n'eut aucun mal à en déduire que l'homme venait de la mer. Dans le sens le plus propre du terme. Ellyen se demanda comment il se faisait qu'il ait échoué ainsi sur leur île mais il prit conscience de l'état de l'homme. Ses questions attendrait. L'autre avait besoin d'un minimum de soins.
Il héla l'un des badaud et lui demanda s'il habitait loin ou non. Par chance, il lui répondit par la négative. Le fañar lui demanda donc d'aller chercher un peu d'eau. L'homme s'exécuta tandis qu'Ellyen s'affairait autour de l'inconnu. Il commença d'abord par le mettre de côté. Le mettre sur le dos eut été dangereux s'il avait bu beaucoup d'eau de mer. Il ne savait pas ce qui avait pu se passer avant son arrivée. Un fois l'eau qu'il avait demandée arrivée il attrapa son sac de toile, mit ce qu'il contenait dans ses poches comme il pouvait et humidifia les yeux de l'homme. Cela ne serait peut-être pas d'une grande utilité mais ses paupières ne seraient plus collées par le sel et il avait une chance que ce contact froid et vaguement rugueux le réveille. Parce qu'il ne pouvait pas faire grand chose d'une personne évanouie.
Il s'assit donc dans le sable et attendit. Pour s'occuper il croqua dans l'une des pommes qu'il avait acheté. Il sentait qu'il allait passer plus de temps de prévu sur la plage. Heureusement pour le naufragé le soleil ne tapait pas trop fort écartant ainsi au moins le risque d'insolation. Le fañar sentait que quelque chose clochait. Mais il ne savait pas vraiment quoi. C'était un petit il ne savait quoi qui flottait dans l'air. C'était indéfinissable et pourtant bien ici. Ellyen remonta un peu ses cheveux d'un brun si clair. L'air était lourd. Et l'inconnu qui ne se réveillait pas ...

[Désolée c'est pas top mais je savais vraiment pas quoi mettre >.< ]


MessagePosté le: Ven 6 Jan - 21:36 (2012) Visiter le site web du posteurRépondre en citantRevenir en haut
Ellyen Entis
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Localisation du personnage: Îles Fañar
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Elyen avait eu le temps de manger sa seconde pomme. Il ne savait pas si son inconnu allait se réveiller un jour. Il prenait son mal en patience.Il ne pouvait rien faire de plus de toute manière. Il se demandait s'il ne devait pas appeler de l'aide. Il n'avait aucune connaissances médicales. En voulant faire quoi que ce soit il risquait de faire plus de bien que de mal. Ce qui n'était pas son but. Loin de là.
Il laissa son regard vagabonder le long de la plage, passant du sable blanc à l'immensité de la mer. La sensation qui l'avait assailli tout à l'heure ne disparaissait pas. Il ne parvenait pas à s'en défaire. C'était toujours là, dans l'air. Cela diminuait petit à petit mais c'était tout de même là. Le fañar ne savait pas comment il devait interpréter ça alors il laissait cela sur le compte de son inquiétude pour l'homme. Cela faisait vraiment longtemps qu'il était inconscient. Trop longtemps. Quoique, s'il avait réellement manqué se noyer comme le supposait Ellyen ce n'était pas étonnant. Il récupérait.

Ses pensées avançaient par à coup, un peu au rythme des vagues. Il ne savait même pas pourquoi il restait là. Quelqu'un d'autre aurait très bien pu le faire à sa place. Mais il était là plutôt que sur le port à écouter la musique des voix et des langues. Il avait eu envie de se sentir utile. C'était sûrement ça. Il passait bien trop de temps seul au milieu de ses parchemins. Il fallait que cela cesse. Même s'il n'était pas certain d'être prêt à se heurter au monde. C'était souvent bien trop douloureux. Car le monde n'était jamais celui décrit par les poètes. Empli simplement de beauté qu'il fallait savoir saisir. Non, bien sûr que non. Ce ne pouvait pas n'être que ça. Il sentait son estomac se serrer. Avoir des pensées si défaitistes ne lui ressemblait pas vraiment. Etait-ce à cause de cette étrange onde de … de quelque chose ? L'hypothèse que cela venait plutôt de la proximité avec le malheur qui lui apportait ces idées noires était plus probable. Plus probable mais pas plus agréable.
Ellyen regarda encore une fois le visage inexpressif de l'inconnu. Son visage n'était pas paisible comme on le disait souvent des gens qui dormaient. Il ne le voyait que terne et sans expression. Cette constatation l'incita à faire ce à quoi il avait déjà maintes fois pensé. Il allait chercher un médecin. Il ne pouvait le laisser ainsi, pâle gisant dans le sable. Même si c'était lui qui devait régler ce n'était pas un soucis. Il saurait bien trouvé quelque argent. Il ne roulait pas sur l'or mais n'était pas pauvre pour autant.
Il était en train de se relever lorsqu'il lui sembla apercevoir l'œil de l'inconnu s'entre ouvrir. Il se demanda s'il n'avait pas rêvé et se baissa vers lui. Il était toujours aussi pâle, pâle comme la mort comme on disait. Ellyen préférait penser pâle comme un linge cela était tout de même moins morbide. Surtout dans les conditions actuelles. Mais il n'avait pas rêvé. Il avait bien ouvert un œil. Certes un peu vitreux mais ouvert tout de même. Le fañar se demandait toujours quoi faire. Devait-il aller chercher du secours oui ou non ? Il décida de directement le demander au concerné. S'il pouvait lui répondre cela allait de soi. Il opta pour le langage humain qu'il maîtrisait bien. C'était la langue qui lui semblait le plus adaptée.

- Avez vous besoin que j'aille vous chercher du secours ou quoi que ce soit ?

Il s'était agenouillé près de lui. Il était toujours inquiet même si son inconnu était maintenant bel et bien réveillé. Réveillé ne voulait pas dire en bonne santé. Loin de là, Ellyen savait que les naufragés étaient souvent plus mal une fois réveillés que plongé dans ce semi coma.


MessagePosté le: Sam 28 Jan - 00:11 (2012) Visiter le site web du posteurRépondre en citantRevenir en haut
Alwin Lhencir
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Alwin émergeait lentement des ténèbres. Le pou de son cœur battait fort dans ses tempes et il lui sembla même que son cerveau était comme tétanisé, tout comme son corps tout entier. De plus, son cou lui faisait affreusement souffrir et qu'une douleur sourde irradiait dans toute sa colonne vertébrale.
C'est alors qu'il prit conscience de l'être penché par dessus lui, tout occupé à l'observer minutieusement, la mine inquiète. N'ayant pas la force de parler, il tenta d'ouvrir les yeux en grand et les fit rouler dans leurs orbites.

C'est alors qu'il compris que l'être semblait être entrain de lui parler. Ou tout du moins, tentait d'établir une communication avec lui.

Reprenant lentement le contrôle de son visage, il essaya d'ouvrir et de refermer sa bouche frénétiquement pour faire comprendre que rien n'en sortirait pour l'heure et qu'une tempête prenait lentement forme là, juste devant lui, tout au fond du crâne d'Alwin, et que ça allait être long et douloureux.


MessagePosté le: Sam 28 Jan - 15:50 (2012) Répondre en citantRevenir en haut
Ellyen Entis
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La question du fañar ne reçut pas de réponse. L'inconnu ouvrit plus grand les yeux. Comme s'il percevait bien sa présence mais sans pouvoir rien lui dire. Ce n'était pas ce qu'il aurait appelé un bon signe. L'inconnu semblait aller plutôt mal. Très mal même à en croire ses yeux qui roulaient maintenant dans se orbites.
Ellyen doutait que ses paroles soient réellement parvenues jusqu'à son cerveau. Il devait avoir été pas mal ballotté dans le flot tumultueux de la mer. Non pas qu'elle fut particulièrement agitée ce jour là. Mais elle l'était toujours un peu et faire un plongeon dedans n'avait pas du être une expérience des plus agréables. La réaction de l'homme était plus qu'inquiétante, aux yeux d'Ellyen tout du moins. Il n'en était pas certain mais cela n'était pas naturel. Il ne voulait prendre aucun risque. Le fañar décida donc qu'il était l'heure d'aller chercher quelqu'un de plus compétent que lui. Il ne savait pas très bien où trouver ce genre de personne mais il lui suffirait de demander quelques renseignements sur les docks. Il connaissait suffisamment de langue pour s'en sortir facilement. Il informa son inconnu de son départ afin qu'il ne s'étonne pas de le voir partir ainsi. Il continua de parler en langage humain. Cela lui semblait toujours être la meilleure des solutions.

- Je vais aller vous chercher quelqu'un. Je reviens ne vous en faites pas.

Ellyen s'inquiétait réellement pour l'homme. Qu'il ne le connaisse pas n'avait pas de réelle importance. Aider autrui lui donnait l'impression d'être un peu plus utile. Cela ne lui arrivait pas souvent mais lorsqu'il le faisait, il le faisait avec plaisir et sans arrières pensées.

Le fañar s'exécuta donc et repartit en courant vers la ville. Il trouva assez rapidement l'homme qu'il cherchait grâce à quelques renseignements demandé sur les docks comme il avait prévu de le faire auparavant. L'homme qu'il ramena auprès de son inconnu n'avait pas fait de difficulté pour venir. D'une part à cause de la gravité de la situation et, d'autre part, parce qu'Ellyen l'avait payé en avance. Le médecin examina l'homme tout en marmonnant pour lui même des choses que le fañar ne comprit pas et ne chercha pas à comprendre d'ailleurs. Il s'était rassi dans le sable à quelque distance afin de ne pas déranger le praticien. Il espérait sincèrement que ce dernier pourrait faire quelque chose pour son illustre inconnu. Le médecin finit par sortir une petite fiole de sa sacoche avant d'en faire avaler le contenu à l'homme. Ellyen décida alors de se relever et de s'approcher afin de voir si le traitement faisait effet. Il se doutait qu'ils ne seraient pas immédiats mais il n'avait pu s'en empêcher.

- Il ne devrait pas tarder à se réveiller je lui ai donné quelque chose d'efficace.

Ellyen hocha la tête sans répondre. Il ne pouvait plus qu'attendre que l'autre se réveille.


MessagePosté le: Sam 28 Jan - 23:59 (2012) Visiter le site web du posteurRépondre en citantRevenir en haut
Alwin Lhencir
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De faibles sons secs, courts et répétés vinrent brusquer le silence dans lequel baignait Alwin. Se faisant plus intenses et plus clairs, il put les identifier à des aboiements de chien.

Chien !

Alors que le mot chien inondait d'un seul coup tout son être, l'image d'un chien surgit d'entre les profondeurs. L'image s'anima et sans qu'il ne sache comment, Alwin se retrouva dans une ruelle faiblement éclairée et puant la moisissure et les égouts. Bien que cela faisait des années qu'il n'y avait pas mis les pieds, il reconnut cette ruelle pour l'avoir empruntée maintes et maintes fois quand il étudiait encore à Arthanaël.
Le chien était un bâtard probablement abandonné qui n'avait plus que la chair sur les os. De la férocité animale et sauvage se lisait dans ses petits yeux violents mais cependant, Alwin y décelait aussi de la peur et de la couardise qui semblaient animer plus encore l'animal. Mais que pouvait donc provoquer une telle réaction de crainte dans l'esprit de cet animal...

Alwin se retourna et observa qu'il était seul avec le chien dans cette ruelle étroite et mal éclairée. Cependant, il n'eut pas le temps d'arriver à la conclusion que c'était lui qui en était la source car l'animal, fou de terreur, s'élança sans crier gare sur lui et le fit tomber à la renverse.
Soudain, Alwin eut l'étrange sensation qu'il ne se trouvait pas dans son corps habituel, il lui semblait être tombé de moins haut et ses réflexes n'étaient pas aiguisés de la même façon. Car à peine eut-il touché le sol froid et détrempé que de petites mains rosâtres et griffues s'élancèrent à la gueule et au cou de l'animal et, avec une force qu'il ne soupçonnait pas lui appartenir, il écrasa la trachée de l'animal qui, aussitôt, abandonna toutes vélléités sur sa personne. Suffocant, l'animal alla mourir d’asphyxie un peu plus loin, sans qu'un seul son ne sorte plus jamais de sa gueule.

Soudainement, Alwin fut projeté hors de son corps et, comme s'il ne pesait finalement rien, s'envola rapidement au loin. Il eut juste le temps d'apercevoir que le corps qu'il avait empreinté appartenait à un khalkhal et qu'il était déjà entrain d'escalader avec beaucoup d'agilité la façade d'une des bâtisses pour se hisser à la hauteur des toitures proches des appartements royaux.

Déjà il s'entendait crier un puissant et long "NON" qui se désincarnait et s'envolait dans le vide qui happait rapidement les images d'Arthanaël qui n'était finalement qu'un songe immatériel et inconsistant.

oOo


Alwin ouvrit lentement les yeux. Il se trouvait à présent sur la plage où il avait échoué. Son esprit était à présent étrangement clair mais son corps lui faisait toujours clairement souffrir. Il semblait que la course du soleil l'avait mené loin dans le ciel depuis la dernière fois qu'Alwin avait émergé. Le médecin qui l'avait naguère manipulé était déjà parti depuis pas mal de temps mais, étrangement, l'individu qu'il avait déjà vu, penché auprès de lui était toujours là, la mine inquiète...

Alwin tenta de se relever mais ne put que bouger difficilement les membres à la manière désordonnée des nouveaux-nés. Cependant, cela capta l'attention de son protecteur qui accouru à son chevet fait de sable humide.

Repensant à ce qui venait de lui arriver en songe, Alwin eut la désagréable impression que ce rêve n'était pas ce qu'il semblait être et cachait une autre réalité bien plus terrible. Il fallait absolument qu'il ne l'oublie pas...


MessagePosté le: Dim 26 Fév - 17:09 (2012) Répondre en citantRevenir en haut
Ellyen Entis
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Localisation du personnage: Îles Fañar
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Le médecin ne resta pas plus longtemps qu'il ne le fallait. Il ausculta rapidement le malade afin d'être certain que son remède allait fonctionner. Il hocha finalement la tête pour lui même, un air entendu plaqué sur le visage. Il vint ensuite réclamer son du à Ellyen. Les pièces changèrent de main et l'homme s'en fut, pas mécontent de s'être déplacé finalement. Le fañar, quant à lui, alla se chercher un coin de sable sec. Il s'était démené pour que l'inconnu aille mieux il n'allait tout de même pas le laisser maintenant sur le sable alors qu'il allait sûrement se réveiller sous peu. Il laissa son regard vagabonder, il se posait aléatoirement sur la mer, le ciel. Toute chose autre que le corps de l'homme qui était toujours inanimé. Il avait peur que tous ses efforts n'aient pas été suffisants et qu'il doive déplorer la mort de celui qu'il ne connaissait toujours pas. Mais il vivait toujours, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration qui était maintenant plus paisible qu'avant le passage du médecin. Ce bonhomme avait peut-être eu une certaine utilité finalement. Il ne l'avait pas payé pour rien.
Des heures passèrent sans que rien ne se passe. Le paysage ne bougeait pas. La seule chose indiquant que la journée passait était la course du soleil dans la ciel. Ellyen était arrivé vers les midis et, apparemment, on était maintenant en fin d'après-midi. Le temps commençait sérieusement à lui sembler long.
Son étrange impression de tout à l'heure. Comme si ce qui flottait tout à l'heure dans l'air était en train de se dissiper. Le fañar secoua doucement la tête. Il devait arrêter de croire qu'il voyait des choses qui n'existaient pas. Parce que ça ne pouvait qu'être une mauvaise blague de son esprit. Tout du moins, c'était ce qu'il préférait penser. Il ne croyait pas vraiment en la "magie". Il ne voulait pas croire que c'était ce qu'il avait pu sentir tout à l'heure.
Son inconnu le tira de ses pensées en bougeant légèrement. Ses mouvements n'étaient pas amples et tout ce qu'il pouvait y avoir de plus saccadés. Comme si c'était la première fois qu'il devait bouger. Ellyen se précipita à son chevet. Il vit qu'il avait enfin ouvert les yeux. Il semblait plus réveillé que la dernière fois qu'il avait eu l'occasion de croiser son regard. Il avait bien fait de ne pas le laisser seul sur cette plage. Il s'en serait voulu à n'en pas douter. Le fañar ne savait pas vraiment quoi faire maintenant. Il aurait bien hébergé l'homme mais ce dernier ne devait même pas être en état de marcher, lui faire traverser les dock puis une partie de la ville était exclu pour le moment.

- Allez-vous mieux ? Est-ce que vous pouvez parler ?

On sentait l'inquiétude dans sa voix. Il était tout de même curieux de savoir comment son inconnu était arrivé ici. Il ne lui poserait pas de questions maintenant bien évidemment. Ce n'était pas son genre d'inonder les gens de questions. Il respectait les secrets d'autrui.


MessagePosté le: Sam 3 Mar - 13:52 (2012) Visiter le site web du posteurRépondre en citantRevenir en haut
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